Si la personne décédée n’a pas fait connaître son désir de son vivant d’être inhumé ou incinéré, ce sera à la famille de prendre cette décision. Vous trouverez ci-dessous des informations qui peuvent aider à choisir le mode de sépulture. Les frais d’inhumation et d’incinération varient en fonction des règlements communaux qui fixent leurs tarifs. Les entreprises de pompes funèbres déchargent les familles de toutes les démarches à entreprendre auprès des communes concernées.

Inhumation

En Suisse, un enterrement ne peut pas avoir lieu ailleurs que dans un cimetière. Il existe deux possibilités d’inhumation :

Tombe à la ligne

Dans la plupart des cas, l’ensevelissement se fait dans une fosse creusée «à la ligne». Cela signifie que les tombes se succèdent au fil des enterrements, sans aucune distinction et il n’est pas possible de réserver un emplacement. En règle générale, la tombe à la ligne est gratuite pour les personnes qui étaient résidentes de la commune à laquelle le cimetière appartient. Elle ne peut pas être renouvelée après la fin du délai d’inhumation qui varie entre 25 et 33 ans, en fonction du canton. Une exhumation et une nouvelle inhumation dans une autre tombe est possible.

Concession

Elle permet de réserver un emplacement et de s’assurer, par exemple, qu’un couple puisse être enterré ensemble. La concession est payante et renouvelable.

Différents modèles de cercueils sont proposés par les pompes funèbres. Certains pays et quelques cantons en Suisse tendent à proposer des funérailles écologiques avec notamment des cercueils biodégradables.

Plusieurs mois après l’inhumation, les proches peuvent aménager définitivement la tombe en choisissant un monument funéraire auprès d’une entreprise de marbrerie. Les frais de cimetière et la pierre tombale coûte souvent plusieurs milliers de francs, c’est pourquoi l’inhumation est un mode de sépulture plus onéreux que la crémation. A noter également qu’une tombe requiert un certain entretien.

Crémation

Actuellement, environ 80% des défunts en Suisse sont incinérés. La crémation n’a lieu que dans des centres funéraires agréés par les autorités. Dans la plupart des cantons, il est possible d’assister à l’incinération si le crématoire est préalablement informé mais à Genève, sauf exception, ni la famille, ni les proches ne peuvent y assister. Le corps est obligatoirement incinéré dans un cercueil et les cendres sont remises dans une urne que la famille aura choisi, généralement deux jours après la crémation. Les pompes funèbres proposent des urnes en bois, en terre glaise ou en cuivre. Il est également de plus en plus courant de se procurer des modèles d’urnes plus originales mais aussi biodégradables.

Où faire reposer les cendres?

Au cimetière

Dans la plupart des cas, les familles choisissent de faire disperser les cendres de leur bien aimé dans un jardin du souvenir. Ce sont des caveaux collectifs, des espaces anonymes gratuits, sans plaque mentionnant un nom et une date. De plus, sauf rares exceptions, ce lieu ne peut pas être fleurit. Il est donc important de se demander si cette absence de lien matériel avec la personne décédée est bien ce que l’on souhaite.

Une deuxième possibilité est de faire reposer les cendres dans un columbarium. Il s’agit de parois où sont aménagées des niches qui peuvent accueillir une ou plusieurs urnes. Elles sont souvent scellées par une plaque en marbre personnalisée et les fleurs sont déposées au pied du colombarium.

Toujours dans un cimetière, l’urne peut être inhumée dans une tombe, qu’elle soit déjà existante ou nouvelle.

Hors d’un cimetière

Cela est plus rare mais certaines familles préfèrent récupérer les cendres de leur proche pour les conserver à domicile ou encore de les disperser ou les enterrer dans la nature. A cet égard, il n’existe en Suisse aucune prescription légale pour autant que ce ne soit pas sur une propriété privée qui ne vous appartient pas. Les proches sont libres de les dispérser dans un jardin, en montagne (et qui peut être fait depuis un hélicoptère), dans un lac, une rivière, en campagne, etc. en fonction de leur souhait ou de la volonté du défunt. Il est également possible de diviser les cendres et les faire reposer en plusieurs endroits. Plus coûteux et excentrique, il existe la possibilité de disperser les cendres dans l’espace.

Il arrive également que certaines personnes ensevelissent les cendres au pied d’un arbre qui pourra accueillir par la suite celles d’autres membres de la famille. Certaines entreprises proposent également de transformer les cendres en feu d’artifice ou en diamant.

Le don du corps à la médecine

Les instituts d’anatomie dépendent de citoyens prêts à faire don de leur corps afin d’assurer l’enseignement et la recherche. Tout comme pour les dons d’organes, il s’agit de remplir un formulaire et de garder une carte sur soi. Le donneur devra choisir entre le don à la science ou le don d’organes, les deux n’étant pas compatibles. Le service de pathologie de la Faculté a besoin de neuf mois à deux ans pour ses investigations. Une fois cela terminé, les proches demanderont une incinération ou une inhumation. Il est par ailleurs possible d’organiser la cérémonie avec la présence du corps avant qu’il soit donné à la science.

Separate Ways est à votre disposition pour vous aider dans ces démarches.

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